samedi 31 juillet 2010

Playlist #1 : Juillet, c'est l'été.

Un nouveau concept en ce lieu, avec une playlist qui regroupera chaque mois les chansons les plus écoutées par mes oreilles. Des morceaux dont j'ai parlé, parfois, mais aussi et surtout certains que je n'ai pas encore évoqués, et dont vous pourrez vous délecter sans avoir à subir ma prose envahissante. Bref, du compacté, prêt à être écouté, et généralement, mes choix seront "de saison", si j'ose dire. Allez, c'est parti (contrairement à mes flèches habituelles, là il suffit de cliquer sur le titre du morceau).

1/ Wild Nothing - Summer Holiday (sur le single Summer Holiday, sorti chez Captured Tracks en 2009)
Le titre est juste totalement explicite, non ?

2/ Harlem - Someday Soon (sur l'album Hippies, sorti chez Matador en 2010)
Pour hurler les paroles du refrain comme il se doit.

3/ Wavves - No Hope Kids (sur l'album Wavvves, sorti chez Fat Possum Records en 2009)
L'hymne de la jeunesse, ni plus ni moins !

4/ Ringo Deathstarr - Summertime (sur le single In Love, sorti chez SVC Records en 2009)
Il fait trop chaud. Vraiment trop chaud.

5/ Air France - Collapsing At Your Doorstep (sur l'EP No Way Down, sorti chez Sincerly Yours en 2008)
"Sorta like a dream ?" - "No, better."

6/ Saint Etienne - Nothing Can Stop Us (sur l'album Foxbase Alpha, sorti chez Heavenly Recordings en 1991)
Sur le dancefloor, rien ne peut nous arrêter !

7/ Mystery Jets - Two Doors Down (sur l'album Twenty One, sorti chez 679 Recordings en 2008)
Le kitsh, ça défonce, parfois.

8/ Washed Out - Feel It All Around (sur l'EP Life Of Leisure, sorti chez Mexican Summer en 2009)
On est pas bien là sur la plage ?

9/ The Pains Of Being Pure At Heart - Doing All The Things That Wouldn't Make Your Parents Proud (sur l'EP The Pains Of Being Pure At Heart, sorti chez Painbow Records en 2007)
Ben ouais, parce que l'été on fait des conneries.

10/ Oasis - Bring It On Down (live au Club Quattro à Tokyo, le 15 Septembre 1994)
Comme si vous y étiez. Allez Noel, fais nous rêver.

lundi 26 juillet 2010

Un album #4 : Klaus&Kinski - Tu Hoguera Està Ardiendo [2008]

Pas facile de décrire en quelques mots la musique des espagnols de Klaus&Kinski. Impossible même, tant ce groupe, qu'on classera par flemme dans la case indie-pop, manie une forme d'éclectisme, en restant pourtant parfaitement cohérent. Car le quatuor Murciano (Marina Gòmez au chant, Alejandro Martìnez Moya à la guitare, Paco Martìnez Tomàs à la basse, et Alejandro Vicente-Yagüe au reste) navigue avec finesse entre des influences diverses et variées : le baroque de l'emprunt, comme nom de groupe, du patronyme de l'acteur le plus mentalement atteint de l'histoire du cinéma mondial, les facettes de leur Espagne, entre tradition flamenca et étendues baignées de soleil, et la filiation vers l'indie-pop britannique des plus belles années, mais aussi de ses racines pop-60's. Un cocktail bien curieux, pourtant particulièrement réussi sur leur premier essai, Tu Hoguera Està Ardiendo.

Tous ces ingrédients apparaissent dès El Cristo Del Perdòn (=>) (ne vous fiez pas aux noms de certaines chansons, je pense vraiment pas que ces gens soient croyants). Boite à rythmes endormie, basse Field-Micienne, enchevêtrements de guitares, structure pop mais légèrement déviante, et la superbe voix douce et effacée de Marina, généralement exactement sur le même plan que les guitares, en subtil équilibre. Mais avant tout, une mélodie claire et limpide, jusqu'à cette juxtaposition finale magnifique. La clipée Nunca Estàs A La Altura présente elle un très beau torrent de guitares shoegazing qui portent une mélodie éclatante. Là encore, le morceau est organisé de manière moins simple qu'il n'y parait : l'évidence des couplets est contrebalancée par des breaks qui apportent des nouveaux arguments à un bel édifice. Mélangeant arpèges acoustiques, et électronique dansante, Rocanrolear (=>) catapulte en plein été, et offre à Marina l'occasion de susurer quelques mots avec une sensualité séduisante. Grand écart avec Mengele Y El Amor (=>), exercice de style plongé dans les musiques traditionnelles espagnoles, avec son refrain excessif fait de cordes dramatiques et de choeurs grandiloquents. C'est pas dénué d'intérêt, et ça pose une forme de contexte, donc pas si hors-sujet que ça. Clipée également, Flash-back Al Revès est une sucrerie pop-acoustique ensoleillée, débridée, sautillante, et timidement souriante (c'est du moins ce que fait passer la voix de Marina, très "entre deux"). Les violons à contre-emploi sur le refrain sont assez géniaux.



On prend ensuite la route sur l'Autovìa de Albacete (=>), balade (en camion, sérieusement ?) en pleine chaleur sur des lignes droites interminables. Un instant pour souffler. Avec son beat très Au Revoir Simone, Muerte en Plasencia peine un peu à trouver ses marques avant l'arrivée d'un refrain qui vient sauver le tout avec une belle mélodie vocale. Suit Crucifixiòn, La Soluciòn (=>) qui s'alimente en tension pour offrir des guitares lumineuses, et des violons divins. Une tension encore plus présente sur Ronnie O'Sullivan, qui évoque une construction post-rock, mais à laquelle il manque le petit côté épique qui en aurait fait une réussite. Dommage. Telèfono de la Esperanza, de son côté, se montre beaucoup plus classique, mais étale peut-être sa mélodie entêtante sur une durée légèrement trop importante.



La tuerie indie-pop, cette fois-ci au sens le plus habituel du terme, est pour La Mano de Santa Teresa de Jesùs (=>), qui dévoile une fuzz printanière entièrement au service d'une réelle évidence mélodique. C'est simple, frais et exaltant, une grande chanson tout simplement. En la Cama (=>) restranscrit ensuite avec une fidélité déconcertante l'atmosphère de la matinée passée à ne surtout pas sortir du lit, pour la simple et bonne raison que l'on y est pas tout seul. Autant dire flemme, douceur, et surtout quelques regards amoureux. Les brouillards matinaux résument d'ailleurs très bien l'entrée en matière vaporeuse de Lo Que No Cura Mata (=>), avant une prise de pouvoir des guitares qui se fait comme au ralenti, pour dessiner en définitive un paysage incandescent. C'est la sensation d'observer une étendue dévastée qui prédomine par conséquent sur la conclusion Sintigo o Sin Ti, habitée d'une pâleur usée, plume perdue qui chemine lentement vers le sol. Quelques instants de calme pour se remémorer ce qui fait le charme de ce premier album : Klaus&Kinski savent composer ces chansons qui collent si bien à certains moments, ces mélodies qui imprègnent et marquent, ces arrangements qui plongent immédiatement dans une atmosphère singulière. Largement de quoi les placer à l'époque en position de meilleurs espoirs du microcosme indie espagnol. Une promesse confirmée depuis la sortie cette année de leur second album, Tierra, Tràgalos ...

mercredi 21 juillet 2010

Un album #3 : Wild Nothing - Gemini [2010]

Jack Tatum est jeune, et Jack Tatum est tout seul pour mener l'un de ses multiples projets, nommé Wild Nothing. Un nom énigmatique, pour un album, intitulé Gemini, qui ne l'est pas moins, tant il semble sortir de nulle part, le bonhomme ne s'étant révélé que tard en 2009 avec son premier single. La trajectoire est donc météorique, et peut-être faut-il simplement aller chercher les raisons à celà dans la musique de l'américain (en tous cas, pas dans un artwork un peu douteux) ...

L'ouverture est confiée à Live In Dreams (=>), qui pose assez clairement les lignes du son des quarante minutes à suivre : fade-in, nappes synthétiques douillettes, guitare froide, voix discrètement plaintive (un peu comme si Alec Ounsworth, se mettait à chuchoter). Mais surtout, mélodie éclatante et séduisante qui porte une composition baignée de candeur adolescente ("Because our lips won't last forever, and that's exactly why I'd rather live in dreams and I'd rather die."). La claque est assez magistrale, et on se prend donc à rêver. D'autant que c'est le très bon single Summer Holiday (=>) qui prend le relais, laissant entrevoir une noisy-pop ensoleillée, encore une fois assez naïve, faite de ces guitares qui tournoient longtemps dans les têtes. Il est cependant compliqué pour un être humain d'enchainer beaucoup plus de tueries sans faiblir un seul instant. Idée malheureusement confirmée par la suite de l'album. Si Drifter (=>) peut encore soutenir assez bien la comparaison, avec ses arpèges malicieux, son synthé très 80's et son refrain bousculé, on peine à trouver un réel intérêt à Pessimist (noyée chez 4AD, mais sans la maitrise), O, Lilac (bancale et réchauffée), ou Bored Games (qui ne décolle jamais vraiment). Un signe d'immaturité, tant le ressort mélodique demeure malgré tout intéressant.



L'aérienne Confirmation (=>) rassure néanmoins dans la foulée, avec sa guitare touchée de la grâce d'un Johnny Marr, et sa basse agile qui rappelle un peu The Wake (pensionnaires de Sarah Records et de la Factory, rappelons-le). On ne retiendra que partiellement My Angel Lonely, exercice de style sur le drum beat de Be My Baby, et ses couplets tout aussi poussifs que son refrain est agréable. The Witching Hour (=>) traine en terres électroniques décadentes une mélancolie un peu trop pesante, là encore seulement éclairée par un refrain saccadé mais grandiose. La vitalité fait son retour sur l'entrainante Chinatown, qui va chercher chez Even As We Speak une énergie et une fraicheur bienvenues. L'ensemble de la composition est pour le coup tout-à-fait au niveau du refrain qui domine le tout d'un oeil coquin. Même sensation de jeunesse timidement insolente sur Our Composition Book (=>), lancée façon TGV, les touches de guitare égrenant autant d'arbres trop vite dépassés, jusqu'à un émouvant passage sur un pont, qui semble surtout nous faire décoller des rails. Magique. Il est l'heure de conclure sur la chanson-titre Gemini (=>), étirée en de froides couches de synthés, venues glacer un morceau qui semble se perdre dans l'indicible. "Se perdre", c'est d'ailleurs bien la problématique de ce premier album, partagé entre évidences marquantes, et maladresses dommageables. Les mélodies restent, cependant. À Jack Tatum de nous montrer bientôt qu'il sait comment les projeter.

dimanche 18 juillet 2010

Un single #4 : Camera Obscura - Let's Get Out Of This Country [2006]

Comment présenter Camera Obscura, tant ce groupe revêt une importance toute particulière à mes yeux ? Des gens qui font exister depuis 12 ans maintenant une forme de miracle indie-pop, dans des époques longtemps troubles, et désormais plus propices. Il faut bien dire qu'on ne résiste pas facilement aux beaux yeux et aux compositions sensibles de Tracyanne Campbell, ni aux instrumentations délicates de la bande qui l'entoure. Si souvent cantonnés dans un rôle de suiveurs de Belle & Sebastian au début de leur aventure, c'est la sortie charnière de leur album Let's Get Out Of This Country (et du single du même nom) en 2006 qui va leur offrir une émancipation plutôt bienvenue, via le développement d'un son aux influences bien plus 60's (vous avez dit Phil Spector ?). En quelque sorte, la recherche d'un idéal de "pure pop" originelle, et surtout complètement hors du temps.



C'est donc en premier lieu une forme de sensibilité qui s'évapore de Let's Get Out Of This Country. Une sensiblité subtile, coquine et équivoque, la tristesse avec le sourire au coin de lèvres. En substance, voila ce qui transparait de ces paroles douces-amères, de cette envie d'ailleurs, mais d'ailleurs meilleur, et d'ailleurs à deux, aussi. La voix de Tracyanne cultive également ces impressions, dans sa façon de prononcer "pretty" avec tout l'espoir du monde, ou de laisser trainer son "I just can't see ..." jusqu'à le rendre fatal. Mais il semble en fait que tous les éléments convergent vers cette ambivalence de sentiments : la mélodie monte juste assez haut pour nous laisser y croire, sans compromettre pour autant le fait que l'on retombe toujours en douceur (mais que l'on retombe quand même ...), mais au meilleur moment pour faire voler un coeur en éclats (et l'on revient sur ce "I just can't see", véritable point culminant). De même, la relation tortueuse entre, d'un côté, une guitare qui joue, s'amuse, et de l'autre, des cordes et des claviers plutôt touchants, fait des merveilles dans l'art de créer un contraste. Cette sensation, quand on ne sait plus quoi ressentir, mais que l'on sait qu'on ressent vraiment.


La suite de ce petit plaisir s'apprécie par la dégustation de deux faces-b, futiles et donc totalement indispensables. Lemon Juice And Paper Cuts (=>) est un gentillesse plongée dans la reverb, portée par un refrain en complète suspension, et une trompette un peu perdue mais cajoleuse. Un joli moment, clin d'oeil malicieux, qui perd son regard dans le lointain, en divaguant ses "When the lights go down ...". La réussite devient totale avec (jeu de mot inside) Return To Send Her (=>), mid-tempo nocturne fait d'hésitations amoureuses et de prises de relai instrumentales. Tracyanne chante peut-être plus divinement que jamais, avec une forme de timidité qui la rend craquante au possible. Car elle est exactement la fille dont j'aime qu'elle me murmure à l'oreille. Même s'il ne s'agit que d'une chanson ...

mercredi 14 juillet 2010

Live report #1 : Julian Casablancas + Girls @ Le Bikini

Double affiche de folie hier soir à Toulouse, puisque venaient en pays du cassoulet à la fois Julian Casablancas (songwriter et chanteur magique au sein de The Strokes, en pleine escapade solo), et Girls (sensation pop lo-fi du moment). Temps lourd (chaleur moite), son de qualité (raaah, le Bikini), et salle pleine à quelque chose comme 90%.

Après une longue attente devant la salle (depuis quand, au Bikini, on laisse rentrer les gens qu'à 21h alors qu'il y a écrit 20h30 sur le billet ?), je me poste tranquillement en plein milieu pour apprécier la première partie assurée par Girls, quatuor venu tout droit de San Francisco. Manque de pot, les gens (en particulier les trois mecs devant moi qui vont passer leur temps à discuter) ont majoritairement l'air de pas connaitre, ni de savoir que la bande de Christopher Owens (dont c'était semble-t-il l'anniversaire, et qui a coupé ses cheveux, et ça lui va pas si mal que ça) est peut-être le groupe le plus exaltant du moment (fort heureusement, la salle a applaudi assez généreusement). Nous voila donc embarqués dans une demi-heure résolument tubesque et jouissive. Les choses commencent par une face-b (bon, j'annonce tout de suite que je suis nul au jeu de la reconstitution des setlists), suivie de Laura (=>), singe extrait du génial Album (dont je parlerai bientôt si j'ai le temps). Un début en douceur donc, et la montée se fait lentement, avec deux "nouvelles", Substance (=>) d'abord, Heart Breaker ensuite. Le groupe tient la route, en particulier le second guitariste, moche comme tout mais très bon. Surtout, le talent dans l'art de la composition est indéniable, chaque chanson semble écorchée vive, prête à mettre les coeurs en miettes. Sur scène, cette force est décuplée par la timidité de Christopher Owens, plié sur sa guitare, leader malgré lui, mais aussi par un son lo-fi très légèrement crade, juste ce qu'il faut pour mettre en valeur des sentiments exacerbés. Un grand vent de sincérité souffle. Et en parlant de souffle, la fin du set amène vers l'explosion que je n'osais imaginer : à la suite d'une Lust For Life entrainante, la tremblante Hellhole Ratrace (=>) se mue dans son final en tornade shoegaze, bruit blanc en avant et toutes voiles dehors, pour déboucher sans transition sur la tuerie Morning Light (=>), qui emporte tout sur son passage. De quoi nous laisser de magnifiques souvenirs (et une envie régénérée de replonger dans leur disque), les meilleures choses ayant une fin, qui vient en l'occurence bien trop tôt, tant Girls auraient mérité de bénéficier d'un set de durée normale. Ce sera pour une autre fois, bientôt je l'espère.



Que pouvais-je attendre de Julian Casablancas hier soir ? Je dois bien avouer que je ne savais pas trop, dans la mesure où je n'avais pas écouté une seule fois son album solo (je devais avoir en tête disons 3 chansons, qui sont Left & Right In The Dark, Out Of The Blue et 11th Dimension), principalement pour cause de production pas vraiment à mon goût (abus de claviers, qui ont tendance à dégouliner un peu trop). Mais d'un autre côté, autant avouer que j'ai, comme pas mal de gens de mon âge, largement usé les deux premiers albums de The Strokes (un peu moins le troisième), et qu'à ce titre, Julian reste quelqu'un de culte, le genre de personne qui me transformerait presque en groupie. Presque, parce qu'il faut bien avouer que ma "groupitude" demeurait hier soir largement inférieure à celle des bataillons de gamines de 15 à 19 ans qui peuplaient majoritairement la salle. Bref, le Jules ouvre (de mémoire) sur 11th Dimension (=>) plutôt dansante, et c'est l'occasion de se remémorer les talents du bonhomme, surtout la chose qui finalement restera comme la plus marquante de ma soirée : Julian est un putain de mélodiste. Les compositions sont parfois un peu compliquées à appréhender, mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a des mélodies partout, et des mélodies magnifiques, attention. Bref, l'occasion de mettre le feu à l'assistance n'est pas manquée par Hard To Explain (=>), première bombe Strokesienne envoyée à nos jambes, puisque tout le monde saute partout. La suite suit un peu ce schéma inaugural, enchainant chansons du projet solo, et génialeries plus anciennes. Je retiendrai à ce petit jeu Out Of The Blue (=>) et I Wish It Was Christmas Today (=>), particulièrement sympathiques, mais également Automatic Stop (=>) et Electricityscape (=>) (pourtant pas forcément ma came d'habitude pour cette dernière), qui sont un bonheur à réentendre. Julian apparait plutôt à l'aise (même si c'est à lui de faire toute l'animation scénique), raconte quelques conneries entre les morceaux ("I feel like Woody Allen"), souvent en français (le garçon a parait-il quelques notions, bien plus qu'il ne le laisse croire d'ailleurs). Niveau look, il est pas dans sa période la plus classe, loin de là, il a pas eu l'air aussi paumé depuis la tournée post-Room On Fire, cette mèche blonde sur le côté est odieuse, sa veste rouge d'un goût douteux (mais bon, tout ceci relève du détail, j'allais pas à un défilé de mode). Côté voix, c'est saturé d'effets, on le sent bien, mais il s'en sort de manière plutôt agile, et puis autant dire que j'adore sa voix, de toute façon. Pour ce qui est du groupe avec lui, ça joue à peu près carré (mouais), les guitares sont bien plus présentes que sur son album (ce que je considère comme un point très positif), mais par contre je crois pas qu'ils aient besoin d'être aussi nombreux (surtout si c'est pour surcharger le tout en faisant de la merde), ça sent fort les emplois fictifs cette affaire. Bref, fin de set (je crois) sur Left & Right In The Dark (=>) ("Oh wake up wake up, oh wake up wake up ..."). Rappel tout de même, avec une chanson (assez calme) que je ne connaissais pas, et puis surtout le moment de pétage de plombs de la soirée sur The Modern Age, ma chanson préférée de The Strokes, où Julian livre d'ailleurs une performance vocale de premier ordre (la voix qui monte sur "Do it just to please me", woaw). L'orgasme est atteint, j'ai gagné le droit d'aller me coucher (mais la prochaine fois, j'exige The Strokes, les vrais et en entier).

 
 
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