Affichage des articles dont le libellé est Hors-sujet. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hors-sujet. Afficher tous les articles

mercredi 2 janvier 2013

Hors-sujet #4 : There And Back Again - CLS100

J'avais envie d'écrire un milliard de choses pour en terminer, à l'heure d'un centième article, un peu comme l'aurait fait Sarah ("we want to burn in bright colours and go pop!"). Ces choses, elles se sont effacées, avec le temps. Alors j'ai fait avec ce qui restait, c'est-à-dire une chanson, et ses paroles.


Someday someone
Will hold you very close
And whilst they are so doing
Say I love you so.

Someday you'll have
Forgotten what it's like
To cry yourself to sleep
Haven't done so for a long time.

Going to know what it's like
To love someone who's in
Love with you
You're going to, you're going to.

Someday to you
Someone will lose their heart
That someone will see just how
Just how wonderfull you are.


Chers lecteurs,
Merci.

dimanche 21 août 2011

Hors-sujet #3 : Making a mixtape (for someone).

To me, making a tape is like writing a letter — there's a lot of erasing and rethinking and starting again.

Ces mots, vous pouvez les lire dans High Fidelity, roman culte de Nick Hornby, sorti en 1995. Un livre dans lequel l'anglais plonge dans les petit travers d'un fan de musique qui semble voir sa vie sentimentale influencée par ses pop-songs préférées ... Si j'ai exhumé ces quelques mots, c'est parce que je suis moi-même, à l'instant où j'écris, en train de m'essayer (ce n'est pas tout-à-fait la première fois, quoique c'est peut-être la première fois que ça m'importe autant) à l'art de réaliser une mixtape (pour une personne qui se reconnaîtra). Une idée qui peut sembler complètement hors-sujet à l'heure où l'on s'échange en trois clics des gigaoctets de mp3. Mais pas tant que ça, finalement, car faire une mixtape, c'est d'abord ça : apprendre à choisir. Il est évident que je ne mixe justement pas une "tape" (pour des raisons tout simplement pratiques), mais un CD ... Remarquez, ça revient un peu au même, l'idée importante étant, me semble-t-il, d'être pris dans des limites temporelles, afin d'être contraint de tenter de sublimer un cadre prédéfini. Mon CD, en l'occurrence, me laisse 80 minutes (par comparaison, une cassette audio classique, c'est 60 ou 90 minutes) (et une cassette audio a deux faces, ce qui peut rendre l'exercice encore plus intéressant, mais qu'importe).

"Making a tape is like writing a letter", et l'on pourrait presque s'arrêter là. Car le fait que tout ne soit ensuite qu'erasing and rethinking and starting again semble être une évidence, un peu comme pour toutes les choses dans lesquelles on veut mettre beaucoup de soi-même. Pour revenir à ce qui rapproche la mixtape de la lettre, d'autres éléments de comparaison viennent, inévitablement. Principalement, pour moi, il s'agit de faire passer un message, ou de raconter une histoire. Ecrire une lettre à quelqu'un, c'est mettre une part de soi, une part de la personne destinataire, et sans doute une part du monde autour. Pour la suite, il n'y a de règles narratives que celles que vous souhaitez vous imposer. Questions/réponses, thématique particulière, voyage intersidéral, intimité brûlante, fête démesurée ... la mixtape peut de toute façon servir plus ou moins toutes les causes, de clins d'oeil appuyés en références à peine compréhensibles, de coupures radicales en délicats enchaînements.

Après tout, peu importe les conventions, quand ce qui compte vraiment, c'est d'être personnel, imaginatif, et surtout sincère. De faire découvrir, forcément, sans jamais oublier de s'ouvrir pour découvrir un peu soi-même, ou redécouvrir, parfois. Relire des paroles, ou se laisser abuser par un titre. Chercher l'ambiance qui saurait parfaitement retranscrire un moment, trouver la transition qui va surprendre ou conforter, la mélodie fatale à l'imaginaire, le langage qui pourra être aussi bien compris par la personne qui reçoit que par celle qui suggère et donne. Puis sans se prendre vraiment au sérieux (préparer une mixtape, c'est aussi se faire plaisir, tout simplement), c'est l'occasion de se confier sans doute un peu, de glisser les choses sur lesquelles on a parfois du mal à mettre des mots. Si on peut, forcément, voir là-dedans une jolie bêtise adolescente ("Tu penseras à moi en l'écoutant.", sans doute, mais n'est-ce pas négliger un peu le contenu ?), c'est sans doute surtout l'occasion d'un bouche à oreille intime, en même temps que d'un cadeau dont la valeur symbolique dépasse largement la valeur pécuniaire. Comme si les chansons étaient ce que les amoureux de la pop ont de plus cher à offrir ...

mercredi 8 juin 2011

Hors-sujet #2 : Une semaine à Stockholm.

Mardi 31 Mai
Le voila donc, ce jour où nous nous retrouvons au nombre de quatre (Eloïse, Pogo Moumoute, et Ben, pour ceux qui connaîtraient) devant l'aéroport Toulouse-Blagnac. Les billets étaient réservés depuis Décembre, c'est dire si l'attente avait semblé interminable (d'autant que ce voyage marquait, pour moi, la fin de diverses échéances pour le moins usantes). J'oserais même parler d'excitation à l'idée de découvrir une capitale décrite par beaucoup comme sublime. D'ici là, deux vols sont au programme, puisque nous réalisons une escale à Paris. Presque quatre heures de vol en tout, l'occasion d'exprimer des considérations qui pourraient paraître évidentes, mais sont pour autant hautement marquantes (c'est la citation du jour) : "les nuages, vus du dessus, c'est très beau". Je suis dans ces instants (mais plus pour longtemps) sponsorisé par le mode shuffle de mon Zen Touch, qui me proposera avec pertinence l'Electronic Renaissance de Belle & Sebastian (=>), puis A Token Of Gratitude de The Radio Dept. (=>), garantissant par là-même de grands moments de contemplation.

La soirée est consacrée aux retrouvailles avec l'ami temporairement exilé qui nous héberge (Gaël, pour ceux qui connaîtraient), dans le quartier de Solna (à deux pas du Rasunda Stadion). Elle se poursuivra dans un fast-food local devant des hamburgers, et un improbable "Fanta exotique". Au fait, il ne fait nuit (et encore) qu'entre 0h et 3h. Et le suédois n'a pas généralisé l'usage du volet.

Mercredi 1er Juin
Pas évident d'enchaîner après une journée d'aéroports. C'est pourquoi on commence la semaine en douceur par une balade au fil de l'eau (une constante, à vrai dire) vers le massif hôtel de ville (Stadshuset en VO). Une petite erreur tactique est à suivre puisque la matinée se poursuit par un déplacement vers les rues les plus grouillantes et commerçantes de la ville, autour de la station de métro Hötorget, pas le genre de lieu qui nous sied réellement. C'est donc vers la vieille ville et Gamlastan que nous nous tournons, avant de passer, de pont en pont, l'après-midi vers Slussen. Nous y découvrons le parc (tout en hauteur) autour de la Sofia Kyrka, et ne résistons pas à l'envie d'un peu de farniente, poussés il est vrai par un soleil radieux. C'est le moment précis où je tente d'allumer mon Zen Touch pour trouver de quoi accompagner musicalement mon étalage dans l'herbe, sauf que ... je l'avais laissé en marche depuis la veille, ce que la batterie n'a guère apprécié. Le reste des chansons apparaîtra dès lors en ces lignes selon ce que ma tête aura décidé, même si plus rien n'arrive jusqu'à mes oreilles. Arbitrairement, mon cerveau lance Nothing Can Stop Us, de Saint Etienne (=>). La citation du jour est extraite de La Dame de Pique, de ce cher Pouchkine : "Vous écrivez, mon ange, des lettres de quatre pages plus vite que je ne puis les lire."


Jeudi 2 Juin
Malgré mon absence de maîtrise de la programmation musicale de l'appartement, je suis séduit par Evergreen Dazed de Felt (=>), qui ouvre la journée par de subtils rayons lumineux. L'objectif du jour est de gagner Djugarden via 5 minutes de bateau, une île très verte tout aussi engageante pour l'amateur de musées que pour le promeneur distrait. Là encore, le mieux sera de pouvoir goûter, sous un franc soleil, mais caressés par un vent rafraîchissant, à cette Dolce Vita nordique, peut-être loin des excès latins, mais largement aussi relâchée. Le calme, si près du centre de cette métropole, s'avère troublant, et une fine pointe de nostalgie m'envahit.

Le soir, sans doute en quête de pas de danse, nous tentons une approche de la salle de concert du Debaser Slussen, sensée diffuser des choses semblables à ce qui se chronique ici. Manque de chance, l'intérieur de la salle est quasi-vide malgré un mix 60's de haute volée, et la terrasse, bien que bien emplie, n'esquisse pas le moindre mouvement autre qu'un lever de coude, malgré My Girls d'Animal Collective (=>). Tant que j'y suis, je le signale : en Suède, la jeunesse boit de la San Miguel, et au litre, sinon c'est pas drôle.

Vendredi 3 Juin
Ayant bénéficié dans la nuit précédente d'une literie améliorée, je lance ma journée avec motivation, en playlistant I Am The Resurrection de The Stone Roses (=>) (rien que ça!). Le parti-pris du séjour émerge lentement : il est de plus en plus évident que plutôt que se limiter à purement visiter Stockholm, nous avons la prétention inconsciente de "vivre" Stockholm. Comprenez par là qu'on se détourne un peu des circuits touristiques classiques, pour se laisser porter dans une marche hasardeuse mais heureuse, de parc en parc, jusqu'à fréquenter l'incroyable Freak Scene, disquaire en cave poussiéreux, bordélique, pas très indé, mais résolument culte!

Samedi 4 Juin
Je décrète ce matin que j'enfile mon T-shirt Sarah Records, et playliste donc entre la douche et le petit-déjeuner Crush The Flowers de The Wake (=>). La suite de la journée sera tranquille mais kilométriquement imposante, avec à la clé de jolies vues de la ville depuis des hauteurs insoupçonnées. En bonus, nous laissons à la vue des habitants de Stockholm une affiche des siestes électroniques (disparue à notre passage au même endroit le lendemain). La connerie dessus, nous décidons d'aller le soir même goûter à la vie nocturne, que l'on nous a promise plus délurée le week-end. Décollage vers 23h pour le centre-ville ... Sauf qu'à minuit, tous les bars ferment sans exception, ne laissant ouverts que des clubs douteux, en plus d'être coûteux. Après hésitation, nous jetons notre dévolu sur le Debaser Medis, où se tient d'après un panneau lumineux une soirée "KG Club". Je vous avoue qu'on s'arrête là parce qu'on ne sait pas trop où aller, et qu'il y a pas mal de filles devant. L'une d'elles, qui attend derrière nous, nous informe entre-autres qu'il s'agit d'une "ladies night", ce que nous n'interpréterons que trop tard comme étant ni plus ni moins ... qu'une soirée lesbienne! Car à l'intérieur, si on danse (enfin!) sur de l'électro mainstream et putassière (mention à Stromae qui provoque des émeutes en Scandinavie), et on voit plus de filles qui se roulent des pelles que de couples hétérosexuels ... Qu'importe, on s'amuse bien, notamment dans un bar faisant office d'avant-salle, qui diffuse une musique plus agréable (Röyksopp, Justice vs Simian, bref, des bêtises pour bouger). Retour au bercail vers 3h. C'est tôt, mais encore faut-il rappeler que le soleil se lève déjà.


Dimanche 5 Juin
Coucher tardif donc journée à démarrage retardé en ce Dimanche (où tout est quasiment ouvert d'ailleurs). Un passage s'imposait à l'évidence par le NationalMuseum de Stockholm, et je suis exaucé. Le premier étage est consacré à une histoire du design à la suédoise. Le second comprend en premier lieu l'expo temporaire "Lust & Last" (tout un programme), puis des peintures classiques (on est rarement déçu de croiser des Renoir, Gauguin, Rubens ou Rembrandt dans un musée). Un régal à taille humaine, tant on en sort moins exténué que lors des visites parisiennes. La fin d'après-midi sera composée d'un passage par le Hagaparken, imposant retrait consacré au repos et à la détente dans un cadre de verdure immaculée. Je ne sais comment j'y ai résisté jusque là, mais cette fois-ci est la bonne : Beach House joue dans ma tête son Walk In The Park (=>). Nous revenons à l'appartement en nous dirigeant au petit bonheur la chance, profitant surtout de pistes cyclables merveilleusement indiquées.

Lundi 6 Juin
Et si on allait voir un peu plus loin ? Elle est là, la bonne idée de ce dernier jour à Stockholm. Confiance est donc laissée à nos hôtes, qui ont repéré l'île de Grinda, et les 1h30 de ferry qui vont avec. Comme je n'ai guère le pied marin, j'espère qu'on viendra me sauver en cas de problème, en pensant à The Drums et leur Down By The Water (=>). Bien nous a pris d'écouter Gaël et Thibault, puisqu'ils nous dénichent cette île comme un coin de paradis, entre forêt majestueuse, jolies plages minuscules, et superbes archipels alentours. C'est le moment pour un pique-nique franchouillard (comprenez fromage et saucisson) au bord de l'eau. Bordel, ce qu'on est bien. Soyons fous, et hissons-nous jusqu'au point culminant de ce bout de terre, duquel nous aurons la plus belle vue du séjour ... bordel, ce qu'on est bien (bis)! Le retour en ferry plonge dans le sommeil presque tous mes camarades, mais je reste éveillé, trop occupé à profiter de ces derniers instants, semaine trop vite écoulée, si vite terminée. Je sifflote sur le bateau la chanson d'un poète bien connu (citation du jour) : "ils naviguaient en pères peinards, sur la grand mare des canards ...". On ne saurait mieux dire, et le reste des paroles doit être dédicacé à mes co-voyageurs, car si l'on était bien là-bas, on était également bien tous ensembles ...


Notre vol matinal obligeant à mettre le réveil à 3h30, Moumoute et moi refusons en ce dernier soir de se coucher, et geekons devant une fenêtre, observant fatigués la nuit qui refuse de tomber, puis le matin qui refuse d'attendre.

Mardi 7 Juin
Je n'ai rien écrit. De mémoire, départ de Stockholm-Arlanda par 20° à 6h40 du matin. Paris à 9h30 où il fait 14°, avec un peu de pluie. Toulouse à midi, pour 17° et beaucoup de pluie. On a l'air complètement hors-sujet avec nos coups de soleil glanés dans un pays dont il faut rappeler qu'il est coupé au nord par le cercle arctique ... Difficile de redescendre de notre petit nuage après une telle semaine. D'où, pour conclure, Air France, et No Way Down (=>).

jeudi 17 juin 2010

Hors-sujet #1 : Le Chili selon Marcelo Bielsa

Attention, je dévie complètement de mes attributions musicales pour un post football, qui à n'en pas douter, fera fuir même les plus motivés d'entre-vous.

Je l'ai annoncé en divers lieux et diverses occasions, l'équipe que j'imaginais la plus intéressante à voir jouer, avant la Coupe du Monde qui vient de débuter, ne fait pas partie des nations phares habituelles du foot mondial, puisqu'il s'agit du Chili, sorti tout-de-même en seconde position des qualifs dans la relevée zone AmSud. Entendons-nous bien, quand j'évoque l'intérêt à voir jouer une équipe, j'ai des priorités bien précises, la principale étant d'assister à quelque chose de tactiquement élaboré, si possible tourné vers l'offensive. D'où une certaine forme d'admiration de ma part envers Marcelo Bielsa, dit "El Loco" (le fou), coach argentin plutôt culte, tronche de psychopathe, défi tactique mis en avant, conférences de presse de 4 heures (!), déjà légendaire en Argentine (le stade du Newell's Old Boys porte son nom), et idolâtré au Chili. Du lourd, s'il en est.

Quels sont donc les préceptes qui font la spécificité du coaching de Bielsa ? En terme de schéma tactique, deux idées fortes, intangibles : côté offensif, 3 attaquants (deux ailiers et un 9, pour étirer la défense et ouvrir des espaces) et un meneur de jeu "à l'ancienne" derrière eux (très bon passeur, grosse vision du jeu si possible, Matias Fernandez remplissant actuellement le rôle à merveille). Côté défensif, l'idée est toujours d'avoir un défenseuf central de plus que le nombre d'attaquants adverses. Conséquence ? Le concept, c'est de libérer quasi-totalement les latéraux, de leur permettre d'apporter le danger et le surnombre en attaque. Exemple typique hier face au Honduras : un seul attaquant Hondurien au départ, Bielsa propose une défense à 4, où les deux latéraux (Ilsa et Vidal) montent passer l'essentiel de leur temps dans le camp adverse. Sitôt qu'en seconde période, le Honduras fait remonter un second joueur en attaque, entre côté Chilien un troisième défenseur, toujours dans l'idée de demeurer en surnombre, et de laisser une importante lattitude aux latéraux. Le 3-3-1-3 qui en résulte ressemble presque à une hérésie en 2010, la défense à 3 ayant quasiment disparu depuis le début des années 2000 (devant la montée en puissance du 4-5-1 roi).


Ceci dit, un schéma de jeu, aussi intéressant soit-il, ne prend vie que via ce que les joueurs veulent bien en faire. Dans le choix des hommes, Bielsa contraste clairement avec le football "tout athlétique" de notre époque. Songez-donc : la sélection chilienne ne compte qu'un seul joueur de champ de plus d'1m80 (Waldo Ponce, le défenseur central). C'est d'ailleurs la liste des 23 la plus "basse" du mondial, à 1,76m de moyenne. Le profil de ces joueurs est bien particulier : ils sont rapides, vifs, très techniques, dans le plus pur style sud-américain (ahem, vive les clichés). Et les consignes sont à la fois simples et exigeantes : à l'exception des défenseurs centraux, c'est pressing furieux en phase défensive (quite à se cramer, et s'exposer un peu si le premier rideau est transpercé) (et c'est terriblement savoureux de voir les Chiliens tenter de récupérer la balle dans le camp adverse alors que quasi toutes les équipes se replient pour défendre leur surface de réparation à la perte du ballon), et participation de tout le monde en phase offensive. Sur nombre d'actions, par exemple, un milieu de terrain disposant de la balle aux abords de la surface de réparation bénéficie de la fixation de la défense adverse par ses ailiers et attaquants pour trouver les latéraux qui viennent lancés couper dans le dos de la défense. Souvent, dans la surface adverse, à la réception des centres, 6 ou 7 joueurs chiliens pour conclure. 5 ou 6 joueurs aussi pour mener des contre-attaques. Obsession pour les passes courtes, précises, tranchantes, le jeu long étant plus ou moins proscrit. L'autre particularité de ces joueurs est leur capacité à évoluer à plusieurs postes, à interchanger leurs positions, donc à brouiller les pistes, et surtout à s'adapter à un éventuel changement de schéma de jeu en cours de rencontre (en particulier, Bielsa a sélectionné peu de défenseurs purs de formation, privilégiant des milieux défensifs, plus techniques, pour construire sa défense centrale en soignant la relance, et des milieux avec un potentiel de création assez élevé pour prendre les postes de milieux défensifs). Une équipe donc maléable, adaptable, mouvante, insaisissable. Aussi, une réminiscence du football total pratiqué par les Pays-Bas et l'Ajax de Cruyff dans les années 70.


Alors le Chili n'ira probablement pas très loin dans cette Coupe du Monde, principalement à cause de joueurs dont les qualités et le talent resteront très légèrement insuffisants à ce niveau de compétition. Qu'importe, car Marcelo Bielsa a réussi à construire une équipe dévouée à ses orientations tactiques (bien moins rigide que la sélection Argentine avec laquelle il a échoué en 2002), c'est-à-dire en mesure de (je l'espère) proposer ce qui se fera de plus intéressant dans le jeu pendant cette Coupe du Monde.
 
 
Copyright © Chocolate, Love, Sex.
Blogger Theme by BloggerThemes Design by Diovo.com